Que savons-nous aujourd'hui de l'histoire de nos grands-parents ?
Pas grand-chose. Autrefois, entourés de leurs enfants et petits-enfants, les anciens racontaient leur vie au coin du feu. Aujourd'hui, il n'y a plus de veillée, la télévision a remplacé la cheminée et la famille s'est dispersée. À l’heure de la mondialisation, alors que les habitants de la planète ont tendance à se fondre dans un moule unique, sans doute éprouvons-nous le besoin de retrouver nos racines. Après tout, raconter sa vie dans un livre, c’est un peu la démarche de nos aïeuls lorsqu’ils contaient leur histoire au coin de la cheminée !
A l’heure du multimédia, le livre deviendrait donc un moyen de communication privilégié entre les générations. Certains auteurs y voient l'occasion de dresser le portrait d'un être cher trop tôt disparu. C'est le cas de Suzanne qui venait de perdre son mari. Au-delà de l'hommage qu'elle voulait lui rendre en lui dédiant son livre, elle souhaitait faire revivre le grand-père aux yeux de ses petits-enfants qui n’avaient pas eu la chance de le connaître.
Si cette volonté de laisser un témoignage est la plus répandue, elle n'est pas pour autant l'unique motivation de ceux qui prennent la plume. Il y a également l'écriture qui libère. Celle qui permet de se décharger en posant sur le papier des choses trop lourdes à porter. Un de mes clients m'annonça alors que je lui remettais son livre terminé, sortant fraîchement de l'imprimeur : si vous saviez comme je me sens léger maintenant. « Léger », combien de fois n'ai-je pas entendu ce mot après l'écriture d'un livre .
Patrick du Boisbaudry
Retour : conseils pour écrire
